Il était pour moi important de donner l'opportunité à certains de s'exprimer sur mon blog et de laisser ainsi mon trafic à disposition de ceux qui ont des choses à dire.
Si d'ailleurs vous voulez publier via mon blog, je vous laisse me contacter à l'adresse suivante : guillaume.cheruy@gmail.com.
Flashpacker c'est l'histoire d'un type, Sinbad, qui n'a rien à perdre et qui décide du jour au lendemain de partir voir ailleurs. Vous découvrirez au fil des chapitres ses aventures, ses motivations, ses provocations et des coups de gueules.
Bref... Flashpacker... C'est toute une histoire...
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FLASHPACKER
Chapitre I - Départ
Dernière soirée parisienne.
Apéro au 41 de la rue Sedaine en compagnie d'Andréa, Elsa, Timothée, Guillaume et Christopher.
Elsa prendra soin de me vendre son Ipad. La négociation fut courte mais agréable. L’appareil me rendra d’énormes services, à ne plus savoir si c’est moi qui le possède ou l'inverse.
Dans la continuité, nos hôtes offrent le champagne. Assénement de bonnes paroles et de sourires qui en disent long, le départ est festif et chaleureux. Merci…

De retour à la Porte de Pantin, le sommeil n’est pas au rendez-vous. Je prie Christopher d’aller se coucher, bien qu’il souhaite me tenir compagnie. Il travaille demain et j’allais passer toutes mes heures sur l’Ipad. Ce n’est de toute façon qu’un au revoir…
La nuit fut courte, très courte. J’ai téléchargé des livres gratuits sur l’Ipad fraîchement acquis. La liste est longue, chauvine et prometteuse.
Le téléphone sonne, le taxi m’attend.
Rencontré un peu plus tôt dans la soirée, sur la route du 41, le jeune de Montfermeil me proposa ce rendez-vous que j’acceptais aussitôt.
A peine arrivé, il récupère mon paquetage. Du coin de l’oeil, j aperçois un jeune homme d’une vingtaine d’années, barbu, les cheveux noirs ondulés et un peu perdu. Je mise sur l’Espagne, je l’aborde, Bingo !
Il cherche un taxi en direction de l’aéroport. Je lui propose le mien, qu’il accepte volontiers. Je mets le taxi au courant et aussitôt intéressé par la nouvelle affaire qui s’offre à lui, il me propose un marché tout sauf équitable. L'étranger paiera la moitié de ma course, soit 25 Euros plus 30 euros supplémentaires "de bonus". Il me demande de lui faire la traduction en espagnol. Je souris large et refuse.
Le driver, comme s'il s'en contrefoutait, se désintéresse complètement de moi et me dit d’un air moqueur :« Soit il accepte, soit je rentre chez moi », me jetant son regard le plus ferme pour me montrer qu’il n y avait pas lieu de discuter, et ajoute l’air de rien :« Il paierai la moitié de ta course le touriste quand même », puis il lève les paupières histoire de dire que j’avais là un joli gain à faire.
On avait l’air de deux joueurs de poker en plein duel. Mon tapis était léger, je n’avais rien à perdre. Ce n’est pas le seul taxi de la capitale et je suis en avance, alors j’opte pour le all in :« On partage ou j’appelle le 3607 ? C’est quand même 50 Euros pour toi ! » Et de la même façon je lève les paupières au ciel. Il ne répondit pas dans l’immédiat, il allait jeter ses cartes. Ce n'est tout de même pas négligeable 50 Euros en fin de service...
Comme prédit, il accepta. L’espagnol qui n’avait pas compris un mot mais qui se doutait bien de l’objet de la conversation me demanda s’il y avait un problème. Je répondis qu’on partageait la course jusqu’à l'aéroport et qu’il pouvait mettre son sac dans le coffre.
Ma « BA » de la journée était faite et je me dirigeais maintenant vers l’aéroport en discutant de tout et de rien avec mon compagnon de route éphémère. En espagnol bien sûr. Tant et si bien qu’en quittant Paris, je me sentais déjà en plein voyage.
Le jour se levait avec peine aux abords de l’aéroport, le soleil faisant désiré son apparition. L’air frais d’un doux matin d’hiver annonçant la nouvelle journée m’annonçait à moi ma nouvelle vie.
Sinbad.
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